Saturday, August 21, 2010

Vers le sud


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Originally uploaded by transamericatrek2009
Après avoir voyagé plus de 50 000 km, après avoir traversé 14 pays, évitant les pots-de-vin, me faisant voler, conduisant sur les routes les plus folles, évitant les conducteurs les plus fous et vivant quelques-unes des plus belles expériences de ma vie, je suis arrivé, finalement, le 5 août, à la fin du monde, ou plutôt à la fin de la route dans le Parque National Tierra del Fuego. Mais ce fut difficile...

Tout a commencé avec un steak, une jolie pièce de viande juteuse, couverte de sauce crémeuse aux trois poivres, accompagnée de pommes de terre à la crème et d'une bonne bouteille de vin. Parce que c'est ce que l'Argentine représente pour moi, de la bouffe extraordinaire et du vin extraordinaire. Nous nous payons la traite depuis le dernier mois, vivant légèrement au dessus de nos moyens, mais savourant chaque bouchée et chaque gorgée!!! Steak, fruits de mer, saumon, chocolat, du chocolat incroyable, de la crème glacée. Nulle part au Canada, nous ne pourrions nous payer de tels repas de qualité, aux prix d'ici. Le plus qu'on a payé, dans un resto assez chic, c'est 50$ pour les deux... et ça en valait plus que la peine!!!

Mais soirée-là, oh cette soirée-là, j'ai mangé, j'ai bu quelques verres de vin et je me sentais totalement heureux... jusqu'à ce que je me réveille le lendemain matin, me préparant à affronter le 700km qui me séparait de Comodoro Rivadavia, et quelque chose ne semblait pas aller. Mais comme d'habitude, j'ai décidé d'ignorer et de prendre la route... et quelle route... en fait des restants de moi sont probablement encore SUR la route... À presque tous les 100 km, je devais arrêter et soit vomir ou faire... sur la route! Laissant ainsi un petit sentier dont je ne suis pas trop fier... et ce n'était que le début.

Le lendemain matin, je me suis réveillé, encore convaincu que j'allais mieux... jusqu'à ce que la fièvre me frappe si fort que je ne pouvais arrêter de grelotter. Mon corps au complet était envahi de secousses. Finalement, Nicky m'a convaincu d'arrêter au moins à une pharmacie... où le pharmacien m'a regardé trembler quelques secondes et m'a ensuite convaincu de me rendre à l'hôpital, car ce n'était définitivement pas normal.

Alors j'y suis allé, j'ai vécu l'expérience de la bureaucratie d'un hôpital de l'Argentine (qui en passant est déjà mieux que le traitement de tiers monde que nous vivons au Québec), j'ai payé la cotisation de 5$ pour une consultation (fait par une doc pas mal mignonne) et j'ai reçu les médicaments. Tout alla bien cette nuit-là. Je suis parvenu à faire un bon 700 km le lendemain. Mais une fois à l'hôtel, et une fois dans la chambre... alors là mes amis... j'ai commencé à subir les pires crampes de toute ma vie, en petite boule dans la salle de bain, criant de douleur, agonisant, prêt à tout lâcher. Tout ce que je voulais c'était d'être à la maison, que tout soit terminé. Je criais, je jurais, j'ai prié environ 10 dieux... Et un des dieux a répondu à mon appel et a mis fin à ma misère... en me faisant péter pour le Canada au grand complet!!!! Une symphonie, le chef-d'oeuvre d'une vie, qui dura des heures, avec plusieurs rappels... La douleur s'en alla, lentement, mais j'ai survécu!! Et c'est également à ce moment que j'ai réalisé que ma blonde serait toujours là pour moi, à tout moment!

Mais je l'ai fait, j'ai atteint le bout du monde, après quoi il n'y a plus de route... plus rien à part "virer de bord" et retourner à la maison... Nous avions apporté du vin pour célébrer, une petite gorgée pour moi à côté de la pancarte! Nous avons pris des photos, j'ai super heureux JE L'AI FAIT!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! C'est alors que Nicky retourna à la voiture, que son sourire s'effaça et qu'elle m'expliqua avec des mots colorés(elle ne veut pas que je la cite) son mécontentement, alors qu'elle venait de réaliser que j'avais laissé les clés sur le banc de l'auto avant de barrer les portes... au bout du monde!!!!!!

Mais j'avais un double de la clé caché sous le camion. Elle ne le savait pas et j'ai essayé de ne pas le lui dire tout de suite... mais je n'arrivais pas à arrêter de rire!!!
Alors nous sommes partis... et après 11km, j'ai réalisé que j'avais laissé mes gants (oui ceux que j'ai racheté des voleurs à Trujillo) et mon chapeau sur le dessus de la voiture en partant... alors nous avons dû retourner au bout du monde pour aller les chercher... Nicky a trouvé ça très drôle!!!!

Maintenant un petit résumé de la dernière semaine

1. Le glacier Perito Moreno ... je vais mettre les photos sur le site dans quelques jours, je ne peux pas lui rendre justice par moi-même, allez voir par vous-même, magique!!! J'ai même marché dessus!!!
2. Puerto Madryn, j'ai nagé avec des lions de mer et sur le chemin du retour en bateau, j'ai vu des baleines et des dauphins d'assez proche!... encore magique!!!
3. Ma théorie qui prétend que plus tu vas au sud, moins les gens savent conduire, est vraie. Les argentiniens sont les pires... ils ont de l'argent donc de meilleures voitures, mais ils conduisent comme des fous, j'ai jamais vu rien de tel dans ma vie. À 110km/h, je suis le plus lent... sur n'importe quelle route!!
4. Les routes sont incroyables... un pure délice après la Bolivie, et mon camion en est très heureux!
5. L'Argentine est un pays merveilleux pour tous ceux qui aiment la nature, les montagnes, les lacs, les rivières, des levés et couchés de soleil TELLEMENT beaux, des animaux... nomme-le, c'est là!!!

J'espère que tout va bien chez vous, SVP envoyez-moi des nouvelles, c'est toujours apprécié!!!

Et comme toujours, les photos sont sur le site www.transamericatrek.org
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Wednesday, July 28, 2010

une histoire


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Originally uploaded by transamericatrek2009
En 1997, lors de mon premier voyage en Europe avec Jeremy (tous les deux, jeunes, ignorants et naïfs), j’ai compris que les amitiés se
créent rapidement lorsqu’on est sur la route. Tu rencontres des
gens à tous les jours. Quelques personnes ne te croisent que pour une journée ou une soirée et quelques verres, quelques-uns resteront avec toi pour des semaines ou des mois. Néanmoins, dans cette courte période de temps, tu sembles connaître mieux cette personne que toutes les autres personnes que tu connais depuis des années à la maison.

Étonnement, pendant les 13 dernières années, grâce à Internet, je
suis arrivé à garder le contact avec la majorité des gens que j’ai
rencontré. J’en ai visité et même revisité quelques-uns dans leur pays respectif, d’autres sont venus me voir au Canada. Même si on ne se voit pas quotidiennement, l’amitié ne semble pas s’estomper, même après des années sans se voir.

J’ai rencontré Violeta en 1999 ou en 2000 (je ne m’en souviens
plus), sur un traversier entre l’Italie et la Grèce. C’était la
saison basse, le bateau était vide et je voyageais avec Ben, un des
meilleurs compagnons de voyage que tu peux avoir. J’ai vu Violeta
(sérieusement, je crois que nous n’étions que trois sur ce
traversier) une petite mexicaine, débordante d’énergie. Nous avons
parlé toute la soirée, joué aux cartes, échangé nos histoires de vie.
Nous avons passé trois jours ensemble à Athènes. Un peu de flirtage, on se tenait la main, on s’est peut-être embrassé quelques fois, mais je n’en suis même pas certain. Je me rappelle par contre, qu’elle adorait les petits chocolat Kinder Surprise avec les petits jouets à l’intérieur. Je me souviens que je la trouvais jolie et pleine
d’énergie. Je me rappelle aussi d’un voyageur français à
l’auberge qui jouait de la guitare dans la rue, je me souviens être
allé visiter des sites avec un chien que nous avions surnommé Jeremy, parce que Jeremy devait venir du Canada pour nous rencontrer cette semaine-là. Je me souviens d’une nuit où nous étions sortis dans un bar pour boire et danser. Elle est partie après trois jours, nous nous sommes séparés, c’est comme cela que les voyages fonctionnent.

J’ai sans doute quelques photos d’elle… mais après 10 ans c’est un peu vague.

Certains parmi vous connaissent probablement l’histoire suivante.
Quelques années après cette rencontre, (1 peut-être 2 années, encore une fois, je ne suis pas certain) Violeta m’a trouvé sur Messenger et m’a invité à passer deux semaines chez elle à Manzanillo. Ne sachant pas à quoi m’attendre, j’ai convaincu mon ami Simon de venir avec moi. Le plan était : si c’était bien, nous restons pour Noël, si c’était mauvais, nous voyagerions pendant deux semaines autour du Mexique. Rien ne pouvait nous préparer à ce qui nous attendait là-bas ! Une merveilleuse maison, avec une bonne qui nous a fait à manger pendant deux semaines. La mère et la sœur de Violeta nous ont adopté ! Nous avons fait le party, nous avons visité plein de trucs, nous avons assisté à un mariage, nous sommes même allés pêcher, faire de la plongée sous-marine, faire des courses assis sur des toits de voiture… Nous nous sommes retrouvés dans une situation un peu douteuse à Colima, en se
faisant réveiller par une fouille policière dans un appartement, sans
vraiment savoir ce qui se passait, mais nous nous sommes sauvés… Nous étions jeunes, stupides et invincibles, et nous y prenions plaisir. Ce fut deux des plus folles semaines de ma vie et cela a placé la barre haute pour mes années en Corée qui ont suivies…

J’ai continué à flirter avec elle et j’ai découvert qu’elle était une fille
déchaînée et délirante qui se tenait avec des modèles et qui
vivait une vie de célébrité à Manzanillo.

Nous avons gardé contact après cela pour un bout de temps. Nous nous écrivions tous les 2, 3, 6 mois pour se tenir au courant de nos vies. Je savais qu’elle n’avait pas terminé ses études en architecture. Par la suite, elle est tombée amoureuse d’un américain, ils ont eu un enfant, son amoureux a disparu par suite, la laissant seule avec leur enfant. Elle travaillait à louer des maisons et des condos à des américains riches et célèbres. Nous blaguions de se visiter l’un l’autre, pour le plaisir. Elle a accepté de traduire mon site web en espagnol. En janvier 2009, je lui ai dit que je la visiterais en traversant le Mexique en décembre, lors de mon voyage…

Je lui ai écrit un courriel deux semaines avant d’arriver à
Manzanillo en décembre dernier. J’aurais bien aimé revoir sa famille
et ses amis… mais je n’ai eu aucune réponse. J’ai trouvé cela
étrange, mais je me suis dit qu’il y avait sans doute une raison
logique pour qu’elle ne me réponde pas : travail, déménagement,
nouveau copain… J’étais aussi, de mon côté, très occupé à planifier
mon départ et mon voyage et excité de rencontrer Nicky à Playa Del
Carmen, que ça m’est sorti de la tête.

Hier, j’ai pensé à elle. Pourquoi ? Je ne sais pas. J’ai réalisé
que ça faisait un petit bout de temps qu’elle ne m’avait pas donné
de nouvelles, alors j’ai vérifié son Facebook : dernière activité
était en janvier 2009, la dernière fois que je lui avais parlé… J’ai
lu les messages sur son mur et … je suis resté paralysé…

Il y avait des messages de tristesse, des amis à qui elle manquait,
d’autres qui se demandaient ce qui se passait avec elle. Les
détails étaient vagues, alors j’ai entré son nom dans Google.

Mon amie Violeta a été tuée en février 2009. On l’a trouvée devant sa
maison, assise dans sa voiture, transpercée de 5 balles…

J’ai tenté de comprendre l’article de journal qui mentionnait sa
maison, des fusils, des grenades, de l’argent… Mon espagnol n’est
pas assez bon pour tout comprendre, mais le fait demeure que mon amie a été assassinée, et ce, depuis plus d’un an.

Je ne sais pas trop comment je dois me sentir. J’ai connu Violeta en
personne pour un grand total de 20 jours. Oui, nous avons parlé et
échangé des courriels au courant des années, mais je ne la
connaissais pas vraiment, du moins pas qui elle était vraiment. Je ne souviens d’une fille gentille, très généreuse qui aimait passer du bon temps et faire le party. Je me souviens de la Violeta que j’ai
rencontrée en voyage, mais je ne connaissais pas la Violeta impliquée dans des affaires de fusils, grenades, argent… ou tout ce qui s’est passé dans sa vie depuis les dernières années… Alors, hier soir, j’ai porté le deuil d’une fille que j’ai rencontrée en voyage il y a plusieurs années, que je surnommais «kiddo» lorsque nous nous sommes rencontrés sur le traversier en Grèce. (Un surnom qu’elle utilisait encore lorsqu’elle m’écrivait des courriels.)

Ensuite, j’ai repensé à vous, à toutes les autres personnes que
j’ai rencontrées sur la route, au fil des 13 dernières années, avec
qui j’ai vécu plusieurs aventures folles et farfelues en Europe, en
Asie, en Australie, en Amérique Centrale, et j’ai compris que toutes
ces péripéties que j’ai vécues et que toutes ces amitiés que j’ai
créées m’ont formé et m’ont permis de devenir qui je suis. Et
je suis très reconnaissant et honoré de vous avoir dans ma vie!

Sachez que je pense à vous souvent, que je me rappelle avec grand
plaisir les bons moments que nous avons vécus ensemble et que je
planifie la prochaine fois que nous nous verrons!

cheers
JF
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La tempete parfaite

Tout a commencé avec un tour organisé... et s’est terminé avec un histoire incroyable. Trois jours après que tout ce soit passé, une des filles de notre groupe a dit : « Qu’obtiens-tu quand tu mets ensemble 3 Hollandais, 2 Canadiens , une Française et un Israélien? De la malchance!!! »

Le « Salar de Uyuni »

Un des endroits que j’avais le plus hâte de voir était le désert de sel de Uyuni : un vaste désert de sel en Bolivie où on peut prendre des photos folles, où l’on peut voir des lacs merveilleux, des volcans, des flammands roses et une multitudes d’îles à l’intérieur d’un tour typique de 3-4 jours. J’ai choisi un tour de 3 jours puisque je conduisais depuis plusieurs jours presque sans arrêt et que de me retrouver dans le désert sans GPS... Donc j’ai choisi la vie facile pour une fois et j’ai décidé de me laisser conduire!!

Et c’est là que le plaisir a commencé!!!

Peut-être que c’était le fait que le gars de l’agence m’a dit le matin même du départ, qu’il n’y avait pas d’essence pour le Landcruiser pour commencer le tour. Ou peut-être que c’était lorsqu’il on décidé de changer de Landcruiser parce qu’il y avait un problème avec celui du début, et qu’en voyant arriver le deuxième, il faisait déjà des sons pas très rassurants et il brassait de partout. Et définitivement que j’aurais dù être confiant alors que la nuit précédant le départ il y avait des vents assourdissants et plus d’électricité dans la ville. Ainsi, rendu là, quelque chose aurait du me mettre la puce à l’oreille, et me faire magasiner un peu plus pour mon excursion...

Mais à ce moment là, lorsque j’ai rencontré les gens qui étaient sur le même tour que moi, et qui allait former le « meilleur groupe de tour organisé de tous les temps », je n’avais aucun souci, j’allais passer 3 jours et 2 nuits dans le désert pour voir de merveilleux paysages et pour dormir dans un hôtel de sel!!

Alors nous sommes partis, moi, Nicky, Celine, Maida, Hans, Eran, Lucie et le guide, maintenant légendaire, HECTOR pour aller à la rencontre de la tempête parfaite!!! De dire que c’était venteux serait peu dire. Pour vous donner une idée, lorsque nous sommes arrêtés pour prendre des photos de petits monticules de sel, le vent était si intense que, puisque je portais des shorts, le sel a ravagé le derrière de mes jambes et m’a fait une multitudes de coupures que je suis encore en train de soigner après une semaine. Lorsque nous sommes arrêtés à l’ile des cactus, le vent était si fort que nous devions le combattre intensément afin d’arriver à monter la petite colline. Alors vous avez compris, IL VENTAIT FORT!!!

Mais tout de même, une belle chimie s’installait dans le groupe puisque nous commençions à se connaitre l’un l’autre et on avait beaucoup de plaisir. Plus tard cette soirée là, le groupe s’est rapproché, en jouant aux cartes autour d’une bouteille de rum, en mangeant et en appréciant notre nuit dans un hôtel de sel. A ce moment-là, nous en étions déjà rendu à rire du camion qui arrêtait de fonctionner à toutes les deux minutes et qui avait peine à redémarrer, obligeant HECTOR à sortir du véhicule, à ouvrir le capot de l’auto et à aspirer l’essence par un tuyau afin de l’injecter quelque part et de faire redémarrer le camion.

Et là arriva LE jour de tous les jours du tour... Tout a commencé vers midi, à ce moment nous avions quitté le désert de sel pour se rendre dans le désert de sable, et le vent n'avait toujours pas arrêté. Le sable se levait, le vent se levait et le sable devenait de plus en plus dense jusqu'à ce qu'on ne voit plus 3pieds devant le camion et que nous ne trouvions plus la route à suivre... et là nous avons arrêté. Je ne me suis jamais retrouvé dans une tempête de sable, alors je ne peux que comparer avec une énorme tempête de neige. Alors imaginez ceci, conduire dans un champ ouvert, sans route ou sentier à suivre, et soudainement le vent se lève et souffle de la neige partout. il neige tellement fort que tu ne vois pas devant toi. Tu ne vois que de la neige et tu n'entends que le vent. tu ne vois pas de repère de route ou quoi que ce soit pour t'aider à t'orienter. Maintenant échange la neige pour du sable, de petits grains de sable fin, qui ne fondent pas... mais s'accumulent... et en plus tu es dans le pire Landcruiser qui existe, plein de trous qui laissent entrer le sable, pas juste un peu, énormément!!!

Alors nous sommes là, aucune visibilité, nulle part où aller, du sable qui entre sans cesse par les craques dans les portes et les fenêtres du véhicule... et nous rions toujours et nous faisons des blagues, une blague n'attend pas l'autre, on s'amuse, mais on ne se rend probablement pas compte de la gravité de la situation dans laquelle nous nous trouvons. Après un moment, une décision devait être prise et une action, entreprise, rapidement. Alors HECTOR nous donna deux options: nous continuons, ce qui serait très dangereux et naïf, ou tenter de revenir sur nos pas ce qui voulait dire que nous manquerions les lacs, les volcans et toute la 3e journée...

Alors nous avons choisi la deuxième option... mais nous n'avions aucune façon de retrouver notre chemin. Alors HECTOR m'a demandé de conduire le camion pour le suivre pendant qu'il marchait dehors, devant le camion, dans la tempête, pour tenter de trouver la route. Alors c'est ce que nous avons fait... tout alla bien pendant 5 minutes, jusqu'à ce que je ne donne pas assez d'essence et que le moteur coupe. Maintenant... vous vous souvenez le processus d'aspirer l'essence par un petit tuyau pour partir le moteur? HECTOR dû le faire au beau milieu de la tempête alors que moi et Hans tenions le capot de la voiture pour qu'il ne parte pas au vent. À ce moment, une autre décision fut prise, moi et Hans marcheraient dehors pour trouver une voie à prendre pendant qu'HECTOR conduirait. Le sable me coupait la figure, je ne pouvais pas respirer, le son du vent était assourdissant et nous n'avions aucune façon de trouver le chemin. Mais nous avons réussi, après 4 heures pris au milieu de nulle part, à s'en sortir. Comment? Je n'en sais rien, mais nous l'avons fait. De retour à l'auberge, un des guide nous a avoué n'avoir jamais rien vu de tel en 17 ans de métier. Plus tard en ville, quelqu'un nous a dit qu'il s'agissait de la pire tempête dans l'histoire de la Bolivie... et nous l'avons survécue!!!!!

Je dois dire qu'à un certain moment donné, après 3 heures dans la tempête, j'ai dit (ou c'est peut-être quelqu'un d'autre qui l'a dit, mais j'y pensais définitivement) "Ok, ce n'est plus amusant, je commence à m'inquièter un peu." Mais ce qui a rendu la situation vivable ce sont les gens avec qui j'étais. Personne n'a paniqué (ce qui aurait été facile à faire), personne ne s'est plain, et tout le monde a donné un coup de main lorsqu'il le pouvait, par des idées, mais surtout avec des blagues pour détendre l'atmosphère et pour rire un peu... Mais ce qui nous a rendu la situation encore plus viable fut HECTOR le guide, et ce, pour les raisons suivantes:

1. Hector conduisait sur la grande étendue de sable et soudainement ouvrait sa porte (alors qu'il conduisait toujours) pour voir si ses roues tenaient encore... et ensuite demandait à Hans de faire de même de son côté.

2. Alors qu'il conduisait, il se tournait vers nous et tenait de longues conversations complète, sans jamais regarder en avant à la route... pour de très longue période.

3. En sortant de la tempête, j'ai entendu une des filles de l'auto pousser un petit cri. Losque j'ai levé la tête, je ne voyais rien devant nous. Je pensais qu'il s'agissait de la tempête et du sable qui brouillait encore notre vision, mais il s'agissait en fait du capot de l'auto qui venait de s'ouvrir et Hector qui n'avait aucun souci, continuais sa route sans rien voir devant lui avec le capot ouvert!!!!

4. Alors qu'il réalisait que nous étions définitivement pris dans la tempête, Hector tenait le volant et riait, riait, riait!!!!

5. Hector qui nous dit qu'il vient nous chercher dans 45 minutes, après que nous ayons terminé de prendre des photos dans le désert de sel et qu'une fois les 45 minutes écoulées... nous ne le trouvons plus!!! Nous l'avons finalement trouvé dans une des hutes sur l'ile, après s'être promenés en criant son nom... Il prennait un verre avec un ami... !!!

6. Hector devait sortir du véhicule pour aspirer l'essence pour partir le moteur.... plusieurs fois par jour!!!

7. Hector qui réalise que son miroir de côté est tombé!

Ok c'est tout!!!!! Au plaisir, je reviens le 24 aout...
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le premier vol


Chap 302
Originally uploaded by transamericatrek2009
Depuis le début, je suis chanceux, je suis même très chanceux pendant ce voyage. 8 mois à conduire et à voyager et pas une mauvaise expérience, rien, nada, sweet f&%$ all. Avant de partir pour ce voyage, je savais que j´allais me faire voler. Les jeunes à l´école me demandaient si cela me faisait peur et ma réponse était toujours la même. <> Et oui, c´est arrivé, lors de ma deuxième journée à Trujillo. L´ironie: c´est justement la ville pour laquelle j´ai amassé les fonds pour bâtir une école pour les enfants de la rue... Il y a quelqu´un là-haut qui a un drôle de sens de l´humour!!!

Les voleurs ont pris ma tente, mon sac de couchage, un sac avec des papiers et de la paperasse et mon sac avec tous mes livres d´espagnol et mes notes... des voleurs qui parlent espagnol et qui volent des livres pour apprendre l´espagnol... drôle!!! J´étais frustré, mais c´était de ma propre faute: j´ai laissé mon camion au centre-ville pendant deux heures pendant le jour, et quand je suis revenu, la serrure avait été forcée.

Et là le plaisir a commencé...

Alors je me suis rendu à la station de police, j´ai fait un rapport, et encore j´ai été témoin de la lenteur incroyable de la bureaucratie de l´Amérique du Sud. Conclusion: c´est LENT!!!!!! et ils m´ont demandé de revenir trois jours plus tard.

Donc, 3 jours plus tard, grêce à un éclair de génie, j´ai décidé de trouver le marché noir de la région (peut-on encore dire ça?) et d´aller voir si je n´y trouverais pas mes choses volées. Je suis donc allé avec G, un bénévole à l´organisation Bruce. Et nous avons trouvé, dans une partie très louche du marché, mon sac de couchage et mes gants...

Tout excité, je suis retourné à la police pour ramasser une copie de mon rapport, et leur expliquer ma découverte incroyable (j´espérais, naïvement, que la justice règnerait). Mais j´ai eu la mauvaise fortune d´arriver pendant un match de soccer à la télé. Alors j´ai dû m´asseoir et attendre avec les policiers, et regarder le match jusqu´à la mi-temps. Ensuite, nous avons parlé de mon rapport qui n´existait plus, ils se passaient la balle de droite à gauche, personne ne savait où avait été placé le rapport. Avec un petit sourire en coin, j´ai expliqué où j´avais trouvé mes objets volés... les policiers m´ont regardé d´un air concerné, ensuite d´un air qui essayait de faire pitié, ensuite avec un regard très sérieux et m´a expliqué qu´il faudrait au moins 10 officiers de police avec leur habits de <>(et probablement de l´argent de ma poche pour compenser leur déplacement et leur peine) parce qu´aucun agent de police n´entraient dans cette partie du marché et que s´ils le font, les gens leur lancent normalement des pierres. Un petit prix pour récupérer mes affaires, selon moi!!! La deuxième moitié de la partie a commencé et nous nous sommes assis pour l´écouter.

À la fin du match (la Hollande a gagné) les policiers ont finalement trouvé le rapport... et le Capitaine, après avoir entendu mon histoire, m´a dit, de son anglais cassé, qu´il acceptait de trouver 10 hommes pour faire une razzia dans le marché noir... mais oh, attend une seconde,... soudainement un des policiers réalise que la camionnette de police est brisée... et que le marché était probablement fermé, et que mes choses n´étaient probablement déjà plus là... Alors la stratégie était maintenant de retourner au marché le lendemain avec un Péruvien pour voir si mes choses y étaient encore, ensuite de retourner voir la police pour qu´ils organisent la razzia... pour de l´argent c´est sûr!

En attendant, après avoir parlé à Pedro, l´homme à tout faire à l´organisation Bruce, il m´a dit qu´il jouait au soccer (ou bien qu´il connaissait un gars à l´école qui jouait... je ne sais plus trop... qqch de louche) qui pouvait probablement retrouver mes choses pour moi... à un prix!!! Il l´a appelé, un prix fut fixé pour une partie de mes choses. J´ai payé et voilà, c´était la fin!!!

EH NON!!! Comme tout bon livre, il y a un revirement à la fin. Je suis retourné au marché quelques jours plus tard, et je suis allé au magasin où j´avais vu mes affaires et j´ai même parlé avec le proprio du commerce qui m´a volé mes trucs et me les a revendu. Une courte discussion de 2-3 minutes, très animée... à propos... du match de soccer de la Hollande!!!!!

Cheers, j´espère que tout va bien de votre côté!
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La Bruce Org


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Originally uploaded by transamericatrek2009
Alors après environ 8 mois sur la route, je suis finalement arrivé àTrujillo, au nord ouest du Pérou, et j’ai rencontré les gens de l’organisation Bruce. Je dois avouer, ce fut, et c’est encore, un grand moment pour moi. Je n’ai jamais amassé autant d’argent avant de savoir à qui allaientl es fonds et ce qu’ils faisaient vraiment. Je suis entré dans ce projet un peu aveugle, j’ai trouvé l’organisme il y a deus ans sur internet, j’ai lu beaucoup sur cet organisme et j’ai même parlé à Bruce lui-même au téléphone. J’avais un bon «feeling» comme on dit, et je lui ai donc dit que j’amasserais l’argent. Ça aurait pu être un désastre, tout aurait pu flancher, ça aurait pu être une immense fraude… mais ce ne l’était pas.

Je suis ici depuis un peu plus d’une semaine, je vis avec les bénévoles, témoin du travail qu’ils font, aidant les bénévoles dans les écoles et je suis émerveillé par ce qui est entrepris ici et déçu de ne pas pouvoir faire plus. Mais voici ce que j’ai vu…

J’ai vu des enfants incroyables, qui faisaient ce que les enfants font : jouer, rire … et apprendre. La plupart ne vont pas à l’école,car leurs parents n’ont pas assez d’argent pour payer le matériel, le droit d’entrée, l’uniforme, etc. Ils doivent travailler et amasser de l’argent en vendant des gommes chiklets, en cirant deschaussures, en quêtant…

L’organisation Bruce leur donne la chance defaire leurs travaux scolaires et leur permet de pouvoir éventuellement rejoindre leur niveau scolaire selon le standard national. J’ai visité trois écoles jusqu’à présent qui ont entre 10 et 30 enfants âgés de 6 à15 ans. Chaque école de base contient une salle, une cours, une toilette. Les enfants vont à l’école pour 3 heures dans l’avant-midi avec un enseignant natif de la région ou du pays, un travailleur social et des bénévoles qui aident de toutes les façons possibles. Une collation leur est offerte et le brossage de dents est fortement encouragé!!!

Les enfants rient beaucoup, mais ils démontrent souvent unmanque d’affection en allant chercher des caresses ou des «high five» ou une petite tape sur l’épaule.

J’ai vu des bénévoles incroyables, qui arrivent de différents pays,de différentes occupations et d’âges différents. Ils travaillent fort,en allant tous les jours dans les quartiers les plus dangereux pour essayer de recruter des jeunes qui veulent aller à l’école, apprendre. En ce moment, il y a trois dentistes de l’Angleterre qui font du bénévolat 6 jours par semaine, sans arrêt, offrant des soins dentaires aux enfants, parents et tous les autres qui ne peuvent normalement pas se le permettre. Plus tard cette année, il y a des médecins qui viendront prêter main forte et qui seront sans aucun doute très appréciés.

J’ai vu de la pauvreté que je n’avais jamais vu avant. Trujillo est entouré par le désert et les endroits les plus pauvres y sont au centre. Du sable, du sable, des roches et encore du sable. Au milieu duquel on retrouve des maisons de base, parfois constituées de 4 poutres de bois entourées d’une toile, tenue par une corde. Pas d’électricité, pasd’eau courante, on dort sur le plancher… et il fait froid ici! J’ai également vu l’école qui a été commanditée par vos dons. Une pièce, une toilette, une cours, quelques meubles. Elle est située à AltoTrujillo, une des régions les plus pauvres et les plus dangereuses du Pérou. L’argent va payer un enseignant, des collations, du matérielet le loyer. Nous aurons une cérémonie plus tard aujourd’hui avec la remise d’une plaque au devant de l’école. Sur la plaque, il sera écrit : En mémoire de Joanne Chapman, fille, sœur, épouse, mère,amie. Nous n’oublierons jamais…

Et cela, mais amis, est grâce à vous. Merci pour tout ce que vous avezf ait, pour tous les dons que vous avez fournis durant les deux dernièresannées. Je vous assure que tout l’argent, jusqu’au dernier sou, sera bien utilisé. Merci de m’avoir fait confiance et d’avoir cru en moiet en ma cause. Merci à tous ceux qui m’ont aidé en chemin de façonplus ou moins grande : organisation d’événements, construction du site internet, le design de logos et l’encouragement. Merci d’avoir rendupossible mon rêve de voir le nom de ma mère associé à une bonne cause et de part cette façon de vivre plus longtemps dans nos pensées… Merci d’avoir rendu possible un meilleur futur pour les enfants! En gros, MERCI, CECI EST LE FRUIT DE VOTRE TRAVAIL!!! Mais ce n’est pas terminé. Beaucoup de travail reste à venir. Pour ma part, c’est ma responsabilité de voir à ce que de l’argent continu à entrer et que le travail continu à être fait et mis en valeur. Comment?Je ne le sais pas encore, mais pour l’instant, tout ce que je peuxfaire c’est de vous demander : si vous ne l’avez pas encore fait et que vous voulez le faire, il n’est pas trop tard, vous pouvez toujoursdonner. Vos dons sont acceptés de façon sécuritaire avec l’onglet«First Giving» sur le site www.transamericatrek.org Tout peut aider, et je peux vous assurer que tout va aux enfants!!! Allez voir lesphotos sur le site et vous verrez ce que je veux dire! Pendant les 10 dernières années, l’organisation Bruce se bat avec le gouvernement pour qu’il admette que près de 20% des enfants du Pérou ne vont pas à l’école. Je crois fermement que l’éducation est le moyen par excellence de contrer la pauvreté, la criminalité,l’extrémisme et l’ignorance. Un enfant qui a reçu une bonne éducation aura beaucoup plus de chance de faire de bons choix dans savie et de s’en voir amélioré. Encore une fois, j’espère que tout va bien de votre côté, et envoyédes nouvelles quand vous pouvez, j’apprécie toujours savoir ce qui se passe avec vous tous.

Cheers JF
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locolombia


chap 030
Originally uploaded by transamericatrek2009
Bon, alors après 7 mois, incluant quelques pauses entre-temps, je me suis finalement rendu en Amérique du Sud en un morceau. Je suis maintenant en Colombie, ou plutôt Locolombia où leur nouveau slogan pour les touristes est : Le seul risque en Comlobie est de ne plus vouloir partir! Alors, voici quelques nouvelles histoires disparates qui se sont produites au cours de la dernière semaine… N’oubliez pas que toutes
les photos se retrouvent sur le site : www.transamericatrek.org !!!

NE NIAISE PAS LES COLOMBIENS!!!

Finalement arrivé à Cartagena en Colombie, j’attends que mon jeep
arrive en bateau. Je prends donc un taxi afin de me rendre au port pour commencer le débarquement. Je demande le prix du trajet de taxi puisqu’il n’y a pas de compteur. Le chauffeur me dit
d’embarquer et qu’on verrait au retour… Après le trajet, je lui
demande encore une fois combien ça coûte… et il me répond : «combien penses-tu que ça vaut?» Brillant n’est-ce pas? De cette façon, je peux lui donner un montant ridicule et il rira de moi… Alors je décide de lui donner 20 000 pesos, c’est-à-dire environ 10$.

Et là le plaisir a commencé!!!

De retour à l’auberge, j’ai demandé à la dame au bureau si
j’avais trop payé le taxi… Elle a flippé, appelant ça un vol, de
l’exploitation d’un touriste… elle était outragée… !!!
Heureusement, le chauffeur de taxi, croyant s’être trouvé un touriste
riche et naïf, m’avait donné son numéro de taxi pour que je le
rappelle le lendemain pour aller chercher mon jeep. Alors la dame l’a appelé, prétendant avoir besoin d’un taxi, et elle lui a préparé une
embuscade avec 6 policiers, dans le but de reprendre le 10 000 pesos payé en trop. (oui oui, pour 5$!!!!) Alors les policiers m’ont dit de me cacher pour attendre. J’entends soudainement un chaos infernal à l’extérieur, des cris, des engueulades… La dame me dit de ressortir pour venir réclamer mon argent. Je sors de ma cachette, je vois le chauffeur entouré de policiers qui s’obstinent… C’ÉTAIT LE MAUVAIS CHAUFFEUR!!!!!

La dame a donc appelé le vrai chauffeur encore une fois… Je me suis re-caché… ainsi que les policiers… À son arrivée, (oui, c’était le
vrai cette fois!) les policiers l’ont entouré et lui ont demandé ses
papiers d’identification et des explications. Encore une fois, il y
avait beaucoup d’engueulade et d’argumentation (je ne comprenais pas tout ce qui se disait) Les policiers l’ont réprimandé sévèrement, lui ont dit qu’il était un bandit… et ils l’ont laissé partir. Les
policiers m’ont dit d’être plus vigilant à l’avenir et ils sont
tous partis également… et finalement, je n’ai même pas eu mon 10 000 pesos!!!!!!

UN BON LAVAGE

Je voyageais avec Koen et Sophie de la Belgique et Manuella de
l’Allemagne. Nous avons décidé d’arrêter au volcan de boue.
C’est un petit vestige d’un volcan qui est maintenant rempli de
boue. Alors pour 2$ tu entres dans la boue jusqu’au cou et tu te fais
donner un massage de boue. Évidemment, une fois que tu sors du cratère, tu es couvert de boue, mais il y a un lac à côté du volcan où tu peux aller te rincer.

Et c’est là que le plaisir commence!

Une petite dame sort de nulle part avec un petit sceau et sans me le
demander, elle commence à me frotter… comment dire… vigoureusement!!! Les bras, les jambes, la tête, les oreilles, le nez… elle me lave comme le faisait ma mère quand j’avais 5 ans. C’était douloureux!!! Et soudainement, elle tire sur mes shorts, me les enlève et me laisse tout nu au milieu du lac… heureusement, j’ai pu continuer à me laver seul, pendant qu’elle lavait mes vêtements!!!

Mais le visage des deux filles canadiennes à côté de moi lorsqu’elles se sont soudainement retrouvées seins nus, sans vraiment comprendre ce qui venait d’arriver était sans prix!

QUI A BESOIN DE RÈGLES POUR CONDUIRE?

Je croyais que le Panama était horrible pour conduire, mais la Colombie remporte le prix : pire conduite au monde!!! Les lois, le code de la route, on oublie ça, ou plutôt, on les réinvente… et même… on suit ses instincts. Les voitures à Cartagena semblent suivre la théorie du chao: conduire dans les mauvaises voies, prendre deux voies (comme mon père fait), couper même s’il n’y a pas d’espace et utiliser le klaxon abondamment!!!!

Tu klaxonne quand tu dépasses quelqu’un, pour lui dire que tu es à
côté de lui. Tu klaxonne quand la voiture devant toi est trop lente.
Tu klaxonne quand quelqu’un te dépasses car il est trop rapide.
Tu klaxonne quand la lumière est rouge pour laisser savoir que tu
arrives. Tu klaxonne quand tu vois une belle fille sur le bord de la route. Tu klaxonne quand tu vois tes amis.

Et ça ne s’améliore pas lorsqu’on est sur les autoroutes!!! Chiens,
vaches, chevaux, gros camions : tous en même temps, tous ensemble dans les courbes rapides… Les limites de vitesses sont inconnues ou sont ridicules du genre 20 km/h, parfois 30km/h sur les routes principales… Le chaos je vous dis… Mais pas d’accident jusqu’à présent, juste
quelques «ouf…c’était proche…!»

QUEL ENDROIT
Je suis en amour avec la Colombie, son peuple, ses villes et ses
villages, ses paysages sublimes de plages, déserts, routes montagneuses…

J’ADORE!

Je suis maintenant à Villa de Leyva, une petite ville coloniale, 2000
mètres dans les montagnes (ce qui signifie que pour la première fois depuis un bon bout de temps, je ne transpire pas comme un malade). L’endroit est entouré de montagnes, peuplé de fermiers qui portent des chapeaux de cow-boys et des bottes de caoutchouc. J’ai visité des chutes d’eau, j’ai escaladé des montagnes, j’ai mangé de la nourriture exquise et j’ai rencontré des gens merveilleux.

Sérieusement, la Colombie gagne définitivement le prix du meilleur pays visité jusqu’à présent.

J’espère que tout va bien pour vous tous, et donnez-moi des nouvelles quand vous voulez!!!

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Wednesday, July 14, 2010

La fin d`une epoque


Imagen 042
Originally uploaded by transamericatrek2009
Eh bien. Je ne suis pas de nature vantarde et je n’ai pas vraiment
l’habitude de me valoriser en racontant mes bons coups, mais s’il
y a une chose pour laquelle je suis très fier, c’est le fait que je
n’ai jamais eu de contravention due à la vitesse. Bien sûr, j’ai
eu quelques contraventions de stationnement ici et là (jamais de ma
faute évidement…) mais pour la vitesse non, zéro, nada.

Cette fierté est presque disparue il y a quelques jours! Je conduisais
sur la route qui mène de la ville montagneuse de Boquete jusqu’à
Panama City. Je circulais sur une belle autoroute de 4 voies, une des
autoroutes les mieux entretenues depuis que je suis arrivé en Amérique
Centrale. J’avançais, donc, en suivant la circulation. Quelques
voitures devant moi accélérèrent et c’est alors qu’une voiture de
police est sortie de nulle part, a miraculeusement traversé
l’autoroute de biais sans se faire frappée et m’a signalé avec
frénésie de me coller sur le bord de la route… Je regarde alors mon
odomètre : je roulais à 106 km / heure… et j’étais un des plus lents
sur l’autoroute!!!

MERDE!!!!!!!!

Je regarde Liana avec un point d’interrogation dans le visage. Je
suis certain que je suis dans une zone de 100km/h. Et là, le plaisir a
commencé. Bien que Liana parle couramment l’espagnol, elle a décidé
qu’à ce moment précis, elle n’en connaissait pas un mot! Rusée… Moi,
par contre, je n’ai pas eu à faire semblant tant que ça, après deux
semaines de cours intensifs, mon espagnol s’est amélioré de façon
incroyable, mais j’ai vite réalisé que (parfois) de jouer la carte de
l’ignorance : c’est le bonheur!

Alors, le policier me montre son radar qui indique clairement 106km/h.
Je lui demande ensuite de me dire la limite de vitesse où nous sommes.
Le policier pointe vers la gauche, là c’est 80. Il pointe ensuite vers
la droite, là c’est 100… Je suis entre les deux, et le problème
c’est qu’IL N’Y A ABSOLUMENT AUCUNE AFFICHE OU ENSEIGNE INDIQUANT
LA LIMITE DE VITESSE!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! La
limite aurait pu être de 1 000 000 km/h, mais il n’y avait rien qui
l’indiquait!

Par la suite, le policier a commencé à faire semblant de calculer le
montant de l’amende sur son cellulaire et a ensuite écrit 30$ sur sa
main. Encore une fois, j’ai joué l’innocence. Je lui ai demandé
pourquoi je devais payer 30$ et il a répondu : pour la vitesse. Et
j’ai redemandé : pourquoi? Et il a redit : pour la vitesse! Je lui
ai alors demandé de me donner une vraie contravention. Il a rendu son
message clair qu’il ne me donnerait pas de papier officiel et que de
l’argent comptant sur-le-champ allait faire l’affaire. J’ai donc
insisté sur le fait que je voulais payer ma contravention à la banque ou
à la station de police… Le policier n’a pas l’air de me comprendre…
(On dirait qu’il m’a volé ma tactique de jouer l’ignorant…
rusé!!!)

À la suite de cela, il tente de me convaincre de la précision de son
radar en le pointant sur d’autres voitures qui approchent… 82km/h,
78km/h… et comme par magie, la dernière voiture… 120km/h!!!!! Le
policier signale rapidement à la voiture de s’immobiliser sur
l’accotement, il me dit encore plus rapidement que je peux partir
et il s’élance vers l’autre véhicule…

Et voilà, c’est l’histoire de comment j’ai presque eu ma première
amende de vitesse… L’ÈRE CONTINUE !!!
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